Chargement Événements

Quatrième journée interdépartementale de santé mentale de la faculté de médecine de l’Université de Montréal

19 novembre 2021 , Exclusivement en webdiffusion

COLLOQUE : SOIGNER SANS GUÉRIR 

LA PSYCHIATRIE ET LES SOINS PALLIATIFS, UN PARTENARIAT INCONTOURNABLE

MISE EN CONTEXTE

Le contexte des soins palliatifs a évolué et s’est élargi au cours des dernières années. L’approche palliative est maintenant prônée pour toutes les personnes atteintes de maladie sévère, incluant les troubles mentaux. Les comorbidités psychiatriques sont fréquentes, sous identifiées et sous traitées chez les personnes en soins palliatifs et en fin de vie. Lorsqu’elles persistent, elles altèrent la qualité de vie de façon significative. Pour mieux répondre aux besoins grandissants des personnes nécessitant cette approche palliative, un partenariat entre plusieurs acteurs-clés et une approche interdisciplinaire sont devenus essentiels. De récentes initiatives impliquant des patients partenaires s’inscrivent d’ailleurs dans cette mouvance.

Malgré les bienfaits d’interventions concertées et de cette approche palliative sur la qualité de vie, les services interdisciplinaires en soins palliatifs demeurent lacunaires au Québec. Cela soulève des enjeux cliniques et éthiques. Les élargissements anticipés ou débattus au pays quant à l’accès à l’aide médicale à mourir suscitent des questionnements de plusieurs ordres. Davantage de recherche, de formations professionnelles et d’éducation citoyenne sur ces aspects sont à souhaiter pour l’avenir. Le colloque, organisé conjointement par le Département de médecine familiale et de médecine d’urgence et le Département de psychiatrie et d’addictologie de l’UdeM, a pour but le partage des connaissances entre cliniciens, chercheurs et patients partenaires. À travers les conférenciers invités, une perspective tant locale qu’internationale sera présentée.

OBJECTIFS :

  1. Décrire les barrières d’accès à des soins palliatifs de qualité pour les personnes atteintes de troubles mentaux sévères.
  2. Considérer les différentes approches de traitement pour les comorbidités psychiatriques en fin de vie.
  3. Réfléchir au concept de souffrance en psychiatrie et à une approche palliative appliquée au domaine de la santé mentale.
  4. Explorer les enjeux suscités par la souffrance vécue en fin de vie et aux différentes approches pour l’apaiser.
Programme de la formation

Modération de l’avant-midi : Patrick Monday

8h30 – 8h45Mot d’ouverture

Nathalie Caire Fon, Titulaire de la Chaire de la Famille Blanchard, Faculté de médecine, Université de Montréal

8h45 – 9h00Introduction : Définition consensuelle et défis des soins palliatifs en 2021

Olivia Nguyen (Montréal, Canada)

Jacynthe Rivest (Montréal, Canada)

Objectifs: 

    •  Expliquer la définition consensuelle des soins palliatifs en 2021
    • Reconnaître les barrières à l’accès aux soins palliatifs de qualité et répondants aux besoins des personnes en fin de vie

    9h00 – 9h30La pratique des soins palliatifs : l’état des lieux et trucs du métier

    Olivia Nguyen (Montréal, Canada)

    Objectifs :

    • Comprendre les approches thérapeutiques des soins palliatifs contemporains
    • Reconnaître les enjeux thérapeutiques selon les comorbidités.

     9h30 – 10h00 Les troubles psychiatriques et le désir de mort hâtée en fin de vie : mieux y répondre

    Jacynthe Rivest (Montréal, Canada)

    Objectifs : 

    • Reconnaître les principaux syndromes psychiatriques fréquemment retrouvés chez la personne en fin de vie
    • Considérer les différentes approches psychopharmacologiques et psychothérapeutiques dans un contexte de soins palliatifs
    • Décrire le concept de désir de mort hâtée formulée par une personne en fin de vie, et comment y répondre.

    10h00 – 10h30Psychothérapie en maladie terminale – l’exemple de la thérapie CALM (Managing Cancer And Living Meaningfully) pour les personnes atteintes de cancer – La conférence sera présentée en anglais

    Gary Rodin (Toronto, Canada)

    Objectifs :

    • Comprendre l’expérience émotionnelle de la maladie cancéreuse avancée
    • Décrire la psychothérapie brève CALM et ses effets potentiels
    • Pourvoir importer quelques interventions de la thérapie CALM dans sa propre pratique

    10h30 – 10h45Pause : Prestation musicale virtuelle

    Samantha Borgal (musicothérapeute)

    10h45 – 11h15Corriger les disparités dans les soins de fin de vie et les maladies mentales graves grâce à des modèles de soins et de développement de la main-d’œuvre – La conférence sera présentée en anglais

    Daniel Shalev (New York, USA)

    Objectifs : 

    • Expliquer les différents modèles de soins pour mieux répondre aux besoins des patients atteints de maladie mentale en fin de vie
    • Considérer les changements organisationnels nécessaires pour implanter de tels de modèles
    • Décrire le manque d’accès à des soins palliatifs adaptés aux personnes avec comorbidités psychiatriques.

    11h15 – 11h45L’intersection entre la psychiatrie de consultation-liaison et les soins palliatifs – La conférence sera présentée en anglais

    Scott A Irwin (Los Angeles, CA, USA)

    Objectifs : 

    • Résumer l’intersection entre la psychiatrie de consultation-liaison et la pratique des soins palliatifs
    • Décrire le concept de psychiatre palliative

    11h45 – 12h30 :  Pause Dîner

    Modération de l’après-midi : Patrick Monday

    12h30 – 13h00Vers une approche palliative en psychiatrie – réflexion éthique sur la futilité – La conférence sera présentée en anglais

    Daniel Buchman (Toronto, Canada)

    Sarah Levitt (Toronto, Canada)

    Objectifs : 

    • Discuter du concept de futilité en psychiatrie
    • Explorer le concept de futilité pouvant soutenir le développement de soins palliatifs psychiatriques.

    13h00 – 13h30Implication des patients partenaires et proches aidant auprès des personnes demandant l’AMM 

    Ghislaine Rouly (Montréal, Canada)

    Objectifs : 

    • Décrire le rôle du patient partenaire dans les équipes du groupe interdisciplinaire de soutien (GIS)
    • Expliquer le type d’intervention que le patient partenaire accompagnateur peut offrir auprès d’une personne en fin de vie
    • Comprendre la perspective et l’apport potentiel du patient partenaire lorsqu’un patient demande l’aide médicale à mourir dans un contexte de souffrance psychologique

    13h30 – 14h00 Prodiguer l’AMM : Processus, réflexions et expériences d’une praticienne 

    Dominique Dion (Montréal, Canada)

    Objectifs : 

    • Expliquer brièvement le processus d’une demande d’aide médicale à mourir;
    • Résumer les différences entre une demande dans le cadre d’une mort naturelle raisonnablement prévisible (MNRP) et d’une mort naturelle non raisonnablement prévisible (MNnRP)
    • Apprécier les présentations variées de la maladie, de la souffrance et du déclin des capacités dans les demandes d’AMM telles qu’observées par le praticien

    14h00 – 14h15Pause : Prestation musicale virtuelle

    Samantha Borgal (musicothérapeute)

    14h15 – 14h45Les demandes d’aide médicale à mourir dans le vaste contexte des soins de fin de vie : considérations éthiques

    Marie-Ève Bouthillier (Laval, Canada)

    Objectifs : 

    • Contraster les différents aspects de l’objection de conscience;
    • Reconnaître les situations de demandes d’AMM suscitant des enjeux qui pourraient bénéficier d’un soutien éthique;
    • Favoriser l’apport de l’équipe interdisciplinaire lors des demandes d’AMM.

    14h45 – 15h15Élargissement de l’AMM aux troubles mentaux comme seuls problèmes médicaux invoqués : qu’est-ce que la souffrance?

    Mona Gupta, (Montréal, Canada)

    Objectifs : 

    • Expliquer les arguments en faveur d’un élargissement de l’accès à l’AMM aux personnes atteintes de troubles mentaux sévères et persistants
    • Nommer les enjeux éthiques qu’une telle demande peut susciter
    • Identifier des situations cliniques pouvant être associées à des demandes d’AMM lorsque ce soin sera accessible aux personnes dont le trouble mental est la seule condition médicale invoquée.

    15h15 – 15h30Pause : Prestation musicale virtuelle

    Samantha Borgal (musicothérapeute)

    15h30 – 16h15 TABLE RONDE – Différentes perspectives sur l’élargissement anticipé de l’AMM aux troubles mentaux comme seule condition médicale

    • Ghislaine Rouly (Montréal, Canada)
    • Dominique Dion  (Montréal, Canada)
    • Marie-Ève Bouthillier (Montréal, Canada)
    • Mona Gupta (Montréal, Canada)
    • Isabelle Jeanson (Montréal, Canada)
    • Animation : Mathieu Moreau (Montréal, Canada)

    Objectifs : 

    • Apprécier l’aspect interdisciplinaire des demandes d’AMM complexes;
    • Identifier les différences entre une demande d’AMM pour un trouble mental et pour une maladie physique;
    • Répondre aux refus de soins par les patients dans le contexte d’une demande d’AMM.

    16h15 – 16h30MOT DE CLÔTURE

    François Lespérance, Directeur du département universitaire de psychiatrie et d’addictologie, Faculté de médecine, Université de Montréal


    Biographies des conférenciers

    Marie-Eve Bouthillier

    Marie-Eve Bouthillier détient un PhD en sciences humaines appliquées option bioéthique de l’Université de Montréal. Sa formation de base est en psychologie et elle a complété un DESS en bioéthique (UdeM), ainsi qu’une maîtrise en «Medical Ethics and Law» au King’s College de Londres en Angleterre. Au cours des 20 dernières années, elle a œuvré au sein de comités d’éthique de la recherche et d’éthique clinique et dans des équipes de recherche s’intéressant à des sujets comme l’aide médicale à mourir, les soins de fin de vie, les structures de soutien en éthique, les processus de consultation ainsi que les niveaux de soins, les conversations difficiles, la futilité des soins et l’acharnement thérapeutique. Elle développe depuis plusieurs années une pratique en éthique clinique et organisationnelle au CISSS de Laval, établissement au sein duquel elle a développé un Centre d’éthique. Le Centre d’éthique est le lieu de stage des étudiants des programmes d’éthique clinique. En mars 2020, elle a été mandatée par le MSSS pour soutenir les questions éthiques en lien avec la pandémie de Covid-19. De ses travaux ont découlé de nombreuses directives cliniques dont la priorisation des soins intensifs et des chirurgies en contexte extrême de pandémie.

    Daniel Buchman

    Le Dr Daniel Buchman est bioéthicien et chercheur à l’Institut de recherche sur la santé mentale de la famille Campbell de CAMH (The Centre for Addiction and Mental Health). Il est également professeur adjoint à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto, membre du Centre conjoint de bioéthique de l’Université de Toronto et chercheur associé à l’Institut de recherche Krembil du Réseau universitaire de santé.

    Le programme de recherche du Dr Buchman explore les questions éthiques à l’intersection de la pratique clinique et de la santé publique. Ses principaux domaines d’intérêt en matière de recherche comprennent les questions éthiques liées à la santé mentale, à la consommation de substances et à la douleur chronique. Les thèmes liés à la stigmatisation, à l’identité, à la responsabilité morale et à la compassion occupent une place importante dans ses travaux. Il enseigne depuis longtemps les approches empiriques de la bioéthique. Certains des intérêts de recherche actuels du Dr Buchman sont dans les domaines de l’éthique de l’apprentissage automatique et du big data en santé mentale, de la neuroéthique et des soins de santé mentale assistés par des psychédéliques.

    Dominique Dion

    Dominique Dion est médecin de famille et professeur adjoint de clinique au Département de médecine de famille et médecine d’urgence de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Elle œuvre depuis plusieurs années dans le domaine des soins palliatifs et des soins de fin de vie dans différents milieux : à domicile, en établissement, en unité de soins palliatifs. Elle travaille actuellement au CHUM et à l’Hôpital Santa Cabrini. Elle participe aux travaux de plusieurs comités et est responsable du Comité facultaire de soins palliatifs de l’Université de Montréal. Elle collabore à différents projets de recherche qui s’intéressent à la communication, à la souffrance, à la formation interdisciplinaire et à l’aide médicale à mourir. Elle est impliquée en tant que médecin évaluateur et prestataire au niveau de l’aide médicale à mourir depuis 2015.

    Mona Gupta

    Mona Gupta est psychiatre au CHUM et chercheuse régulière au CRCHUM. Elle est également Professeure Agrégé de Clinique au Département de Psychiatrie et d’Addictologie à l’Université de Montréal. Ses champs d’intérêt sont la bioéthique et la philosophie de la psychiatrie. Dre Gupta mène un projet de recherche subventionné par les IRSC sur l’exploration de la souffrance psychique dans le cadre d’une demande de l’aide médicale à mourir. Elle était une auteure du rapport de l’AMPQ sur l’AMM et des troubles mentaux. Elle est actuellement présidente du groupe d’experts sur la maladie mentale et l’AMM nommé par le Gouvernement du Canada.

    Scott A Irwin

    SCOTT A. IRWIN, MD, PHD ; FACLP, FAPA, FAPOS

    Directeur du programme de soutien aux patients et aux familles en oncologie

    Professeur de psychiatrie et de neurosciences comportementales

    Cancer Cedars-Sinai

    Département de psychiatrie et de neurosciences comportementales

    Système de santé Cedars-Sinai

     Expertise :

    • Psychiatrie de consultation-liaison
    • Médecine psychosomatique
    • Oncologie psychosociale
    • Soins palliatifs

    Scott A. Irwin, MD, PhD, est psychiatre au Cedars-Sinai Medical Center où il fait de la recherche et offre des services cliniques de pointe à des personnes atteintes d’un cancer ou d’autres maladies progressives et potentiellement mortelles.

    Le Dr Irwin a reçu des fonds de recherche du NIMH, du National Palliative Care Research Center, de l’Archstone Foundation et du John A. Hartford Center of Excellence in Geriatric Psychiatry de l’UC San Diego. Il est l’auteur et le coauteur de plus de 100 publications et est fréquemment cité dans les médias. Il a été reconnu à plusieurs niveaux pour ses recherches innovantes, son enseignement et son expertise clinique.

    Avant de rejoindre Cedars-Sinai en 2015, le Dr Irwin était directeur de la psychiatrie et des services psychosociaux et des services de soutien aux patients et aux familles au Moores Cancer Center de l’UC San Diego Health System. Il a également été directeur de la psychiatrie des soins palliatifs et professeur clinique associé au département de psychiatrie des sciences de la santé de l’UC San Diego. De 2006 à 2013, le Dr Irwin a été chef du service de psychiatrie et des services psychosociaux et fondateur des programmes de psychiatrie du San Diego Hospice et de l’Institute for Palliative Medicine. En 2009, ces programmes ont été récompensés par le Gold Achievement Award for Innovative Programs de l’Institute on Psychiatric Services de l’American Psychiatric Association.

    Le Dr Irwin a obtenu sa licence en psychobiologie à l’Université de Californie, Los Angeles, et son doctorat en neurosciences à l’Université de l’Illinois, Urbana-Champaign. En 2006, il a terminé sa résidence en psychiatrie à l’UC San Diego. Il est diplomé de l’American Board of Psychiatry and Neurology, avec une certification de sous-spécialité en médecine psychosomatique.

    En 2014, il a été nommé membre de l’Académie de médecine psychosomatique et en 2015, il a été nommé membre de l’American Psychiatric Association. Il est également membre actif de l’American College of Psychiatrists, de l’American Academy of Hospice and Palliative Medicine, du National Palliative Care Research Center, de l’American Psychosocial Oncology Society et de la National Hospice and Palliative Care Organization.

    Isabelle Jeanson

    Isabelle est travailleuse sociale depuis plus de 18 ans, elle a exercé comme clinicienne en cancérologie et en soins palliatifs pendant plus de 14 ans et est membre du GIS du CISSS de Laval depuis le tout début. Elle a été conseillère clinique pendant  près de 4 ans et a créé, en collaboration avec l’équipe psychosociale de l’hôpital de la Cité-de-la-Santé un aide-mémoire quant à l’évaluation d’un usager qui demande une AMM, ainsi qu’une formation spécialisée pour les travailleurs sociaux. Elle s’est impliquée pendant quelques années au niveau du comité scientifique de la communauté des GIS du Québec.
    Isabelle est actuellement gestionnaire au CISSS de Laval et à sous son aile des intervenants psychosociaux qui accompagnent des usagers en fin de vie et qui font des demandes d’AMM.

    Sarah Levitt

    La Dre Levitt est une psychiatre généraliste pour adultes qui travaille principalement avec l’équipe de traitement communautaire dynamique du Réseau universitaire de santé et dans une unité d’hospitalisation générale pour adultes. Elle a obtenu une maîtrise en sciences à l’Université d’Oxford en histoire des sciences, de la médecine et de la technologie et son diplôme de médecine et sa formation en psychiatrie à l’Université de Toronto. Après sa résidence, le Dr Levitt a été la première boursière en médecine du cerveau à l’Université de Toronto. La Dre Levitt a contribué à la création de la Brain Medicine Clinic au Sunnybrook Health Sciences Centre et continue de participer à cette clinique en fournissant des évaluations transdisciplinaires aux personnes souffrant de troubles cérébraux complexes.

    Les activités universitaires du Dr Levitt comprennent des recherches sur l’éthique psychiatrique et la philosophie de la psychiatrie. En particulier, le Dr Levitt s’intéresse au développement de la psychiatrie palliative, tant en ce qui concerne la prestation de soins palliatifs fondés sur des données probantes aux personnes atteintes de maladies mentales graves et persistantes (MPS) que le développement d’une approche palliative pour la pratique psychiatrique. Le Dr Levitt a également de l’expérience dans le domaine de l’enseignement et de l’éducation, ayant participé à la fois à la recherche en éducation et à l’élaboration de programmes d’études. Enfin, le Dr Levitt a développé un intérêt pour la santé mentale et la crise climatique, et est un membre fondateur de l’Alliance canadienne de psychiatrie climatique.

    Mathieu Moreau

    Mathieu Moreau est médecin de famille. Il travaille en médecine palliative au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal. Il est également candidat à la maîtrise en éthique clinique, s’intéressant à la souffrance des patients atteints de troubles neurocognitifs. Ses autres projets de recherche touchent notamment aux directives médicales anticipées et à l’acharnement thérapeutique. Il est également professeur adjoint de clinique et responsable de l’éthique clinique au Département de médecine de famille et médecine d’urgence, ainsi que membre du Bureau de l’éthique clinique de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Il est médecin évaluateur et administrateur de l’aide médicale à mourir et fait partie d’un groupe interdisciplinaire de soutien depuis l’entrée en vigueur de la loi en 2015.

    Olivia Nguyen

    Olivia Nguyen est médecin de famille. Elle détient un certificat de compétences avancées en soins palliatifs du Collège des médecins de famille du Canada, un fellow du Collège des médecins de famille du Canada et un fellow du Collège Royal en médecine palliative. Elle œuvre en médecine palliative au CIUSSS Nord-de-l’Île de Montréal où elle y est chef de service. Elle est aussi vice-présidente de la Société québécoise des médecins de soins palliatifs. Olivia Nguyen s’intéresse à améliorer les soins palliatifs dans sa communauté et à offrir des soins de qualité, culturellement sensibles, en partenariat avec les personnes et leurs proches, et au moment opportun.

    Jacynthe Rivest

    Jacynthe Rivest est professeur adjointe au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’UdeM et médecin-psychiatre au Centre Hospitalier de l’Université de Montréal depuis 2010 après avoir complété une formation complétementaire au États-Unis à l’Université Columbia, puis au CHU de Québec en psychiatrie de fin de vie et en psycho-oncologie. Elle détient une maîtrise en pédagogie universitaire des sciences médicales. Son projet de recherche ayant porté sur l’enseignement de la compétence de communication en cancérologie. Au sein de la clinique d’onco-psychiatrie du service de psychiatrie médicale, Dre Rivest prodigue des soins aux personnes atteintes de cancer présentant des comorbidités psychiatriques et a participé au développement d’une offre de service d’interventions thérapeutiques interdisciplinaires. Responsable d’une équipe de recherche en oncologie psychosociale, elle est l’auteur de publications scientifiques et donné plusieurs présentations scientifiques. Pendant près de 5 ans, elle a co-coordonné le Programme de détection de la détresse élaboré en partenariat avec des patients partenaires au CHUM. Elle siège actuellement sur le Comité nationale de l’évolution des pratiques psychosociales du Programme québécois de cancérologie et sur le comité exécutif de l’Association canadienne de Médecine Psychosomatique. Elle est également présidente du Groupe de travail de psychiatrie de consultation-liaison à l’Association des Médecins-Psychiatre du Québec.

    Gary Rodin

    Gary Rodin est titulaire de la chaire conjointe Harold et Shirley Lederman d’oncologie psychosociale et de soins palliatifs de l’Université de Toronto et de l’University Health Network, et chef du département des soins de soutien au Princess Margaret Cancer Centre de Toronto.

    Le Dr Rodin est directeur du Global Institute of Psychosocial, Palliative and End-of-Life Care (GIPPEC) et professeur de psychiatrie à l’université de Toronto. Il est un clinicien-chercheur qui a publié de nombreux articles sur les aspects psychiatriques et psychosociaux du cancer et d’autres maladies. Sous sa direction, le département des soins de soutien du Princess Margaret a acquis une réputation internationale pour son excellence académique et clinique.

    Le Dr Rodin est l’auteur de textes sur la dépression chez les malades et sur les aspects psychiatriques de la transplantation. Il dirige actuellement des recherches sur l’impact psychologique des maladies avancées et terminales chez les patients concernés et leurs familles.

    Ghislaine Rouly

    Ghislaine Rouly est née avec deux maladies génétiques orphelines. Elle a eu trois cancers. Depuis toujours elle navigue dans le milieu de la santé et a acquis au cours des années un niveau de savoirs expérientiels uniques. Depuis 2012, à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, elle participe au mentorat, enseigne aux cours d’éthique, aux trois cours CSS sur les pratiques collaboratives entre autres.

    Depuis 2016, elle est employée par la « Chaire de recherche du Canada sur le partenariat avec les patients et les communautés » du Dr Antoine Boivin, ainsi qu’au « Centre d’excellence en partenariat avec les patients et le public » au CRCHUM.

    En collaboration avec Dr Boivin, elle travaille sur plusieurs projets de recherche, dont ceux des Soins de fin de vie, de l’Aide médicale à mourir (AMM), de l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) .
    Avec lui, elle est co-fondatrice de la « Communauté soignante » et travaille principalement aux volets soins de proximité et itinérance. Elle participe aussi aux « Communautés compatissantes » volet fin de vie.

    Depuis plus de 50 ans, Ghislaine fait de l’accompagnement de patients en fin de vie. En 2015 elle a siégé sur le comité de Gouvernance de l’AMM et sur la mise en place du Groupe interdisciplinaire de soutien (GIS) au CHUM. Elle siège depuis sur trois GIS ; au CHUM et aux CIUSSS du Centre-Sud et du Nord de l’Île de Montréal. Elle accompagne tout au long de leur parcours et jusqu’à la fin, si besoin est, le patient qui demande l’AMM.

    Ghislaine Rouly est une citoyenne engagée qui est tour à tour, patiente partenaire, proche aidante, pair accompagnatrice, chercheure, conférencière, qui a choisi de transformer ses trajectoires de maladies (Chirurgies, Curiethérapie, Chimiothérapie, Coma …) en trajectoires de Vie, d’Amour et d’Espoir !

    Daniel Shalev

    Dr Daniel Shalev est médecin-psychiatre. Il a complété une formation postdoctorale en psychiatrie de consultation-liaison au Columbia University College of Physicians & Surgeons en 2020, ainsi qu’une seconde en recherche en médecine de soins palliatifs au New York Presbyterian Hospital en juin 2021. Comme clinicien, il pratique la médecine en soins palliatifs et en psychiatrie à Weill Cornell à New York. Ses intérêts de recherche sont vastes, mais se concentrent principalement sur l’intersection entre les soins de fin de vie et la santé mentale.


    Comité scientifique et comité organisateur

    COMITÉ SCIENTIFIQUE

    • Patrick Monday. MD – Chargé d’enseignement de clinique, Département de médecine de famille & de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Mathieu Moreau, MD – Chargé d’enseignement de clinique, Département de médecine de famille & de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Mme Danielle Nadeau – Patiente partenaire, Direction collaboration et partenariat patient, Faculté de médecine de l’Université de Montréal
    • Olivia Nguyen, MD – Professeure adjointe clinique, Département de médecine de famille & de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Jacynthe Rivest, MD – Professeure adjointe clinique, Département de psychiatrie et d’addictologie, Faculté de médecine, Université de Montréal

    COMITÉ ORGANISATEUR

    • Mme Sylvie Beaudoin, Coordonnatrice – Direction du développement professionnel continu, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Nathalie Cairefon, MD – Directrice du département universitaire de médecine de famille & de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Vincent Jobin, MD – Directeur, Direction du développement professionnel continu, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Paul Lespérance, MD – Professeur titulaire, Département de psychiatrie et d’addictologie, Faculté de médecine, Université de Montréal

    Conférenciers

    ❖ Conférenciers

    • Marie-Eve Bouthillier, MD – Professeure adjointe clinique, Département de médecine de famille & de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Daniel Buchman, MD – Professeur adjoint à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto
    • Dominique Dion, MD – Médecin de famille, CIUSSS de l’EST de l’ILE de MONTRÉAL
    • Mona Gupta, MD – Professeure agrégée clinique, Département de psychiatrie et d’addictologie, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Scott A Irwin, MD – Professeur, Psychiatrie et neurosciences comportementales, Centre médical Cedars-Sinai, Los Angeles, Califormie
    • Isabelle Jeanson, Travailleuse Sociale – Service social du CISSS de Laval
    • Sarah Levitt, MD – Psychiatre, Université de Toronto
    • Mathieu Moreau, MD – Chargé d’enseignement de clinique, Département de médecine de famille & de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Olivia Nguyen, MD – Professeur adjointe clinique, Département de médecine de famille & de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Jacynthe Rivest, MD – Professeur adjointe clinique, Département de psychiatrie et d’addictologie, Faculté de médecine, Université de Montréal
    • Gary Rodin, MD – Professeur de psychiatrie, Université de Toronto
    • Ghislaine Rouly, patiente partenaire
    • Daniel Shalev, MD – Psychiatre, Université Columbia, New York

    Personnes ressources

    • Samantha Borgal, musicothérapeute
    • François Lespérance, MD -Directeur du département universitaire de psychiatrie et d’addictologie, Faculté de médecine, Université de Montréal Faculté de médecine, Université de Montréal

    Accréditation

    La Direction du développement professionnel continu de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal est pleinement agréée par l’Association des facultés de médecine du Canada (AFMC) et par le Collège des médecins du Québec (CMQ). Déclaration de formation continue au Collège des médecins du Québec : Les médecins qui participent à cette activité peuvent déclarer 6 heures de développement professionnel reconnu dans la catégorie A, sous l’onglet « Activité reconnue par un organisme québécois agréé en formation continue ». Ce programme d’apprentissage en groupe d’un crédit par heure répond aux critères de certification du Collège des médecins de famille du Canada et a reçu la certification de la Direction du DPC de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et donne droit jusqu’à 6 crédits Mainpro+. La présente activité est une activité d’apprentissage collectif agréée (section 1), au sens que lui donne le programme de Maintien du certificat du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada; elle a été approuvée par la Direction du DPC de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal pour un maximum de 6 heures.
    Pour tout autre professionnel participant, ce programme donne une attestation de participation pour un maximum de 6 heures.
    Les participants doivent réclamer à leur ordre professionnel respectif un nombre d’heures conforme à leur participation.


    • Médecins (350.00$)
    • Professionnels.elles de la santé, Infirmièrs.ères, (150.00$)
    • Résidents.es, Externes, Étudiants.es (50.00$)

    Inclusions : accès aux présentations en ligne, taxes (TPS et TVQ). 

    Veuillez noter que les inscriptions sont non transférables.

    Veuillez prendre note que des changements à la programmation peuvent survenir sans préavis. 

    Cette activité a reçu une subvention à visée éducative de la part de la Chaire de la Famille Blanchard pour la recherche et l’enseignement en soins palliatifs.

     

    Ajouter au calendrier Google

    Ajouter au calendrier Outlook

    Choisir Inscription, Inscription payante

    Détails

    Date :
    19 novembre
    Heure :
    8:30 à 16:30
    Prix :
    Gratuit
    Catégorie:

    Autres

    Public cible
    Médecins de famille/Omnipraticiens, Résidents, Professionnels de la santé
    Autre :
    Psychiatres et résidents en psychiatrie